Chaire HYGEE

La Chaire HYGEE"Déterminants / Education / Acceptabilité sociale"

Selon l’Institut National du Cancer, 4 cancers sur 10 pourraient être prévenus si l’exposition à certains facteurs de risque était évitée et si les objectifs des politiques de prévention étaient atteints. Cela représente 142 000 cancers évitables sur un total de 355 000 diagnostiqués chaque année en France.

 

// Le constat

Les tumeurs cancéreuses demeurent la principale cause de mortalité en France avec 29% des causes de décès. Si la survie s’est nettement améliorée sur des cancers courants (sein, prostate, côlon, rectum, mélanome cutané…) grâce aux progrès des dépistages et des traitements, il ne doit pas cacher une réalité autour du « vivre avec/après le cancer ». En effet 63,5 % des personnes souffrent de séquelles dues au cancer ou à ses traitements.

Les politiques de prévention se heurtent également aux inégalités sociales qui impactent fortement l’incidence et la mortalité due aux cancers. En effet, depuis les années quatre-vingt, on constate que les politiques de santé n’ont pas le même résultat selon l’origine sociale et/ ou géographique des populations. Cela s’observe dans tous les pays européens et en France particulièrement.

Aujourd’hui encore, les personnes exerçant un métier manuel ont un sur-risque de mortalité 1,75 fois plus important pour l’ensemble des cancers. Ces inégalités sociales se constatent également aussi largement sur les pathologies chroniques liées au tabac et à l’obésité.

 

// Les axes stratégiques de la Chaire Hygée

Les déterminants de santé

Le premier axe est celui des déterminants de santé. Les projets associés à cet axe visent à comprendre les déterminants et à associer des actions possibles pour aboutir à des modifications de comportement et /ou d’environnement.

Le premier volet s'oriente vers les déterminants individuels de santé qui renvoie à un certain nombre de comportements intervenants dans les pathologies chroniques et les cancers.

Le second volet est constitué par la prise en compte de déterminants plus collectifs comme les déterminants environnementaux et les déterminants sociaux.

L'acceptabilité sociale

Le deuxième axe, l'"acceptabilité sociale", s'intéresse aux innovations de santé, au changement social et à l’implémentation d'un certain nombre d'outils visant à créer un changement de pratique, par exemple chez les professionnels du soin. Différentes phases de l'acceptabilité sociale sont interrogées. Il peut s'agir d’études de faisabilité en amont de l’introduction d’une innovation ou de projets d'implémentation d'outils. La mise en place de nouveau process comme les process de co-construction dans les innovations sont également concernés.

L'éducation

Cet axe est tourné vers la recherche interventionnelle en tant que "science des solutions". Il peut s'agir d'étude d'intervention dans différents milieux, par exemple en milieu scolaire, dans les entreprises, en milieu de soins. Plusieurs modèles dont celui de l’évaluation réaliste sont mobilisés.

// Hygée, une équipe intégrée au sein du réseau SO-RISP

Intégrée au sein de l’institut universitaire PRESAGE (Prevention et santé Globale)– Université Jean Monnet de St Etienne, la Chaire HYGEE « Prévention des Cancers et des maladies Chroniques », contribue actuellement au développement d’un réseau novateur dans le champ de la Recherche Interventionnelle en Santé des Populations (RISP), réunissant cinq structures nationales multi-sites, aux disciplines et aux compétences complémentaires.

Lauréat de deux appels à projets émanant de l’INCa et de l’IReSP, le réseau est également bénéficiaire d’une subvention accordée par le Cancéropôle Grand Sud Ouest dans le cadre du soutien qu’il accorde aux actions locales structurantes.

Organisation du réseau SO-RISP

Le réseau SO-RISP est codirigé par Linda Cambon, enseignant chercheur, professeur titulaire de la chaire de Prévention à l'Université de Bordeaux – membre du Collège du Haut Conseil de Santé Publique et par Florence Cousson-Gélie, enseignant chercheur, directrice scientifique du département de prévention de l'ICM (Epidaure) et professeur de Psychologie de la Santé à l'Université Paul-Valéry Montpellier 3.

En dehors de MéRISP et d’Iprev, les autres équipes constitutives du réseau sont :

> EPSYLON, le laboratoire de recherche en psychologie de l’université Paul Valéry Montpellier III,
> EQUITY, l’équipe de recherche rattachée au laboratoire CERPOP de l’université Toulouse III Paul Sabatier ,
> HYGEE, le département Prévention du Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône Alpes (CLARA),
> EPIDAURE, le département Prévention de l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) qui constitue également l’opérateur terrain du réseau.

SO-RISP, des équipes engagées

La Recherche Interventionnelle en Santé des Populations (RISP) définit comme l’utilisation des méthodes scientifiques pour produire des connaissances concernant les interventions, les programmes et les politiques, se base sur une approche populationnelle multi-partenariale 

et collaborative entre les différentes parties prenantes (acteurs de terrain, décideurs, financeurs, citoyens...).

La RISP s’intéresse à des systèmes complexes, et aspire à développer des connaissances sur les interventions, issues du secteur sanitaire ou non, qui visent à modifier la distribution des facteurs de risques et des déterminants socio-culturels et environnementaux de la santé dans une population.

Il s’agit ainsi de déplacer le point focal des efforts de recherche du Quoi (cause(s) de la maladie) vers le Comment (les actions de prévention et de promotion de la santé).

Axes opérationnels du réseau

Afin de conduire son programme scientifique pluriannuel sur quatre ans (période de financement initial), 4 axes opérationnels sont actuellement déployés par le réseau :

> Le développement conceptuel et méthodologique en RISP,
> Le développement d'un outillage et d'un accompagnement des (jeunes) chercheurs souhaitant s'investir dans le champ de la RISP,
> La formation des (futurs) chercheurs aux spécificités de ce champ de recherche,
> Le développement du transfert de connaissances en direction notamment des acteurs et des décideurs.

Le réseau SO-RISP possède désormais son propre site internet  Réseau Recherche Interventionnelle Santé Populations | SO-RISP (sorisp.fr)et sa page LinkedIn : SO-RISP : Présentation | LinkedIn

N’hésitez pas à les suivre pour en savoir plus !

 

 

Contacts

Véronique Régnier
veronique.regnier @ univ-st-etienne.fr